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Ecair, la compagnie qui ne vole plus droit ?

août 21st, 2014 | by admin
Ecair, la compagnie qui ne vole plus droit ?
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Retards, annulations, insuffisance de places … le fleuron des compagnies aériennes du Congo, Ecair, semble avoir du plomb dans l’aile. Et ce sont les usagers qui trinquent. Décryptage.

 

 Agostino Neto, aéroport international de Pointe-Noire. Le vol LC 106 d’Equatorial Congo Airlines  prévu à 15h pour Brazzaville est en retard. A 15h20, les passagers s’impatientent et le personnel de la compagnie se veut rassurant. « Vous n’allez plus tarder à embarquer, le vol est bien prévu ». 

 

Pourtant sur le tarmac, aucun logo d’Ecair  n’est visible sur les carlingues. La veille, ce sont une dizaine de passagers qui n’ont pu embarquer par manque de place. Une demi-heure plus tard, le speaker annonce l’embarquement. Sur la passerelle, un homme au gilet orange fluo marqué TAC (Trans Air Congo, compagnie concurrente Ndlr), veille à l’embarquement.

 

Surprise à bord! Le bleue ciel-vert des uniformes des hôtesses d’Ecair a fait place à l’uniforme blanc et noir d’usage sur les autres compagnies aériennes. La voix du speaker éclaire la plupart des passagers abasourdis. « Bienvenue dans TAC, affrété par Ecair (…) ».  Ce n’est pourtant pas une première. De nombreux passagers l’ont plusieurs fois expérimenté, parfois avec plusieurs heures de retard, lorsque les vols ne sont font pas l’objet d’une annulation de dernière minute.

 

Les plaintes dénoncent un déficit de communication remarqué

 

Et ces impairs se multiplient tant sur les correspondances locales qu’internationales. Les plaintes pleuvent, dénonçant notamment un déficit de communication remarquée.

 

« Compagnie minable, personnels incompétents, plus de 2 heures de retard pour un vol de 40 min et quand on demande des informations sur le retard des vols, le personnel répond qu’il n’est pas là pour nous informer… Bravo Ecair ! », raille dans commentaire Jean-Baptiste sur la page Facebook de la compagnie.

 

« J’ai refusé d’embarquer dans un vol affrété par Ecair. Jusqu’à la dernière minute, personne ne nous a prévenus qu’on allait prendre un avion autre que celui qui était prévu», témoigne Martial.

 

« Mon vol pour Paris a été annulé deux fois de suite parce que j’ai eu le malheur de prendre Ecair. Résultat, j’ai manqué des rendez-vous importants et mon ami bassiste lui a raté des concerts », soupire Nicolas. Pour s’excuser, la compagnie a dû leur offrir des chambres dans de grands hôtels de la place.

 

Trois ans après son premier vol, l’engouement général suscité par Ecair a disparu, faisant place désormais aux récriminations. Depuis son lancement en septembre 2011, Ecair n’a pas eu du mal à s’imposer comme la première compagnie aérienne locale. Sa flotte constituée de six appareils dessert notamment cinq fois par jour Pointe-Noire, la capitale économique, et trois par semaine quelques destinations et internationales (Douala, Cotonou, Dubaï, Paris), allant jusqu’à concurrencer des géants comme Air France. 

 

Indisponibilité d’avion

 

Face aux plaintes, la compagnie aérienne évoque les difficultés rencontrées: « Notre compagnie a enregistré quelques soucis techniques durant l’été. En raison de l’indisponibilité d’un avion prévu dans notre programme d’exploitation, le nombre de vols engagés pour la clôture de la campagne a causé quelques perturbations dans le programme initial durant cette période.

 

 

Nous nous sommes efforcés de stabiliser progressivement notre programme par un apport de sièges supplémentaires », a souligné Nicolas Negoce, son responsable de communication et de relations publiques.

 

« Nous avons exprimé notre désolation face aux désagréments subis par nos passagers, en tentant au maximum de remédier aux retards. Et pour cela, nous avons communiqué par le biais de notre site www.flyecair.com et de nos réseaux sociaux.

 

Nos agents ont fait de leur mieux, dans un souci de sécurité et de qualité, pour le confort de nos passagers. Tout est rentré dans l’ordre. Nous les remercions pour leur confiance et pour leur fidélité », poursuit-il à l’ endroit des usagers.

 

Reste plus qu’à regagner la confiance quelque peu effritée de nombreux usagers de plus en plus sceptiques.

 

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2 Comments

  1. Félicitations pour cette article, maintenant il faudrait connaître les Vraies raisons de ces multiples problèmes qui deviennent endémiques.
    Est-ce la qualité du management ?
    Est-ce la qualité du personnel technique comme commercial ?
    Est-ce la faute de l’actionnaire principal qui rechigne à faire les investissements nécessaire ?
    Est ce la faute du partenaire technique private air ?
    Ou y aurait il une « main noire » de Air France frustre de voir un concurrent crédible sur son pré carre sachant que le partenaire technique (private air) aurait des liens avec AF ?
    Autant de question qui nous laisse perplexe surtout devant le succès d’une compagnie concurrente lance après Ecair, Air côté d’ivoire !!!!

    Cdlt

  2. Bouzouk de la Patrie says:

    ça ne m’étonne pas! Je me souviens avoir publié un article intitulé : Du plomb dans les ailes d’Ecair dans Echo-News 777 du 21 avril 2014 au sujet de la ligne Brazza – Paris. Trop de légerté et de complaisance qui sapent l’investissment consenti pour faire vivre cette compagnie : 65 millions d’euro. Telle serait la bagatelle que l’Etat débloque pour chaque vol international. Pour autant d’argent dépensé, la rentabilité ne semble pas suivre. Car, sur la ligne Paris-Brazzaville, il arrive que l’on ne compte que moins de 30 passagers dans un vol. Je me demande si Ecair ne va pas finir comme LINA CONGO.

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