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Ouaga : les fleurs paient les études de ses enfants

June 28th, 2016 | by admin
Ouaga : les fleurs paient les études de ses enfants
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Ibrahim Onadja est fleuriste depuis plus de 30 ans à Ouagadougou. Un “seau” métier qu’il aime et qui lui a permis d’envoyer tous ses enfants à l’école, jusqu’à l’université. Rencontre.

 

jardinierOuaga“Il n’y a pas de sots métiers!”. La réponse d’Ibrahim Onadja, lorsqu’on évoque sa profession, est riche d’humilité.

 

Et à y regarder de plus près, elle force le respect.

 

L’allure modeste, le sourire bienveillant, le fleuriste officie sur les abords du canal bordant la MACO (Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou).

 

Avec ses deux jeunes employés, il s’affaire quotidiennement à l’aménagement de sa pépinière et à la vente de ses plants. Lorsqu’il n’exécute pas une commande à l’extérieur pour des clients.

 

“On me voit très sale dans mon boulot mais ça me va (…) ça m’a beaucoup aidé.  J’ai des enfants que j’ai mis à l’école, mais c’est [grâce à] ce boulot là”, confie-t-il humblement. Père de famille de 5 enfants, une de ses plus grandes fiertés est d’assurer une vie décente à sa famille grâce son métier.

 

Pour lui, tout a commencé, il y a plus de 30 ans. Un parcours sur lequel il revient dans le témoigne ci-dessous.

 

 

 

Une réussite professionnelle qu’il conjugue avec son plus grand investissement l’éducation de ses enfants.

 

“J’ai mis mes enfants à l’école privée et ma plus grande aujourd’hui est à l’université. Elle passe sa maîtrise.

 

Parfois mes enfants sont surpris de voir certains de leurs camarades être renvoyés pour défaut de paiement des frais scolaires sans se douter que je règle leurs frais scolaires en une fois”, raconte-t-il.

 

Une source d’inspiration pour sa progéniture. Nourou, 12 ans, aide son père pendant les vacances scolaires. Il témoigne sur les valeurs que lui inspirent le travail de son géniteur.

 

 

Un pied de nez contre cette perception, très répandue sur le continent, qui réduit la réussite à de tristes clichés ostentatoires. 

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